Unité de développement culturel et patrimonial

Unité de développement culturel et patrimonial

Sous l’égide du Service Arts, Culture et Territoire, l’unité de Développement Culturel et Patrimonial (DCP) a pour mission d’imaginer et mettre en œuvre une action de nature à accroitre la présence de l’art et de la culture dans la vie des Courneuvien.ne.s, sur le territoire qui est le leur.

Pour ce faire, elle impulse et met en place plus particulièrement :

  1. Le Plan d’Education Artistique et Culturelle de la Ville, dans toutes les écoles maternelles et élémentaires publiques de La Courneuve
  2. La politique d’arts visuels de la Ville (art dans l’espace public et accompagnement artistique des transformations urbaines notamment) ;
  3. La politique patrimoniale de la Ville

La Ville propose également des ateliers municipaux d’arts plastiques, dirigés par Klairie Korelis. Les cours sont annuels ; ils se déroulent de fin septembre/début octobre au mois de juin. Les inscriptions se font en septembre auprès du secrétariat du service ACT (Arts, culture et territoire).

Contact ; 01 49 92 61 76, 3 mail de l’Egalité, 93120 La Courneuve

ana-paula.janssens@ville-la-courneuve.fr

Un patrimoine culturel remarquable

La Ville de La Courneuve dispose d’un patrimoine culturel d’une grande diversité, héritage de l’occupation ancienne du territoire mais aussi d’une politique municipale attentive aux enjeux patrimoniaux depuis les années 1950. La Ville dispose ainsi de collections municipales réparties entre collections archéologiques, collections de société (collections liées au maraîchage et agriculture) et collections d’art contemporain.

La mise en récit de ce patrimoine pluriel est un des axes de la politique culturelle municipale, notamment dans le cadre de son plan d’éducation artistique culturelle.  

Le patrimoine archéologique

Une première découverte fortuite en 1955 mit au jour l’existence d’une occupation du territoire durant l’époque gallo-romaine (IVe siècle après J.C). Les fouilles archéologiques réalisées durant les années 1970-1980 permirent par la suite de réunir un matériel archéologique témoignant d’une occupation plus ancienne du territoire (Âge du Bronze sur le site de l’Esseau) et d’enrichir les connaissances sur le territoire aux époques gallo-romaine et médiévale).

Une partie du matériel archéologique est demeurée sur le territoire courneuvien, notamment les sarcophages mérovingiens en plâtre situés dans la crypte placée sous l’église de la crypte Saint-Lucien.

La valorisation de ces collections archéologiques est désormais travaillée en partenariat avec le bureau du patrimoine archéologique du Département de la Seine-Saint-Denis.

Un patrimoine bâti contemporain, entre équipements publics, industries et grands ensembles d’habitation

Le paysage urbain est profondément marqué par le développement industriel amorcé au sein de la ville au début du 20e siècle puis par la désindustrialisation dès les années 1970. Plusieurs usines reconnues pour leur architecture, ont fait l’objet de réhabilitations, à l’image de l’usine Mécano. D’autres font l’objet d’importants projets, comme la « Fabrique des Cultures » en cours de réalisation dans l’ancienne usine Babcock. Ces usines deviennent des marqueurs de l’identité de la Ville et des éléments incontournables de son patrimoine. Elles sont la trace dans l’espace public de l’histoire des hommes et femmes qui y travaillèrent à l’écriture de l’histoire industrielle de La Courneuve au 20e siècle.

L’essor industriel est également une histoire d’équipements publics, construits par la Ville pour ses habitants.  Ces bâtiments constituent un patrimoine remarquable : hôtel de Ville, groupes scolaires Paul Doumer (1913) et  Raymond Poincarré (1933), anciens bains douches et marché, ancien Foyer Ambroise Croizat etc. Ils maillent le territoire et reflètent le développement des politiques de solidarité et de service public.

Enfin, le patrimoine bâti du territoire est aussi le reflet des politiques de logement du 20e siècle, bien au-delà de l’histoire locale. La « Cité des Quatre Mille logements » bâtie entre 1956 et 1964, est une des exemples les plus connus de la politique dite « des grands ensembles ». Certains bâtiments subsistent aujourd’hui, inscrits dans des territoires en mutation.  Moins connue, la ville accueille également une cité-jardin construite en 1931 par la Société d’habitations à bon marché de La Courneuve et du Bourget. Réhabilitée en 2006, cette dernière montre une autre histoire du logement populaire.

Le patrimoine maraîcher

À la fin du 18e siècle, la croissance urbaine de Paris éloigna les activités maraîchères vers sa périphérie, les conduisant à s’étendre progressivement en Île-de-France, notamment vers la « Plaine des Vertus ». Aubervilliers, puis La Courneuve, devinrent ainsi un des pôles de production maraîchère durant le 19e siècle.

Les maraîchers franciliens alimentèrent les Halles de Paris jusqu’aux années 1970, leur activité ne survivant pas aux mutations sociales et économiques. Préoccupée par la disparition de cette activité emblématique de son histoire, la Ville de La Courneuve se préoccupa dès 1980 de la sauvegarde de ce patrimoine. Elle initia une collecte d’objet et de témoignages qui conduisit à la constitution d’une collection d’étude de plusieurs milliers d’objets relatant la vie quotidienne des maraîchers.

Ces collections sont aujourd’hui conservées dans des réserves et prêtées auprès de différents partenaires et institutions, comme la Ferme Ouverte de Saint-Denis. Plusieurs éléments ont également été mis en situation au sein des parcs et jardins de Plaine-Commune.

La Ville conserve également une ancienne ferme maraîchère de la rue de l’Abreuvoir bâtie au 19e siècle et son « marais », jardin cultivé  grâce aux associations du territoire.

Un patrimoine immatériel

Le patrimoine courneuvien ne se limite pas aux éléments matériels observables sur son territoire. Ville-monde ayant attiré des travailleurs du monde entier depuis le début du 20e siècle, la Ville est riche d’une population dont la mémoire et les savoir-faire constituent, eux aussi, son patrimoine.

Un patrimoine artistique : une collection municipale d’œuvres d’art

Une collection d’art engagé  (1950-1970)

La Ville a constitué dès les années 1950 une collection municipale d’art contemporain en acquérant des œuvres auprès d’artistes, notamment des membres mouvement du réalisme socialiste.

Elle dispose ainsi d’œuvres de Boris Taslitzky (1911-2005), artiste également présent dans les collections de la Tate Modern ou encore du Musée national de l’histoire de l’immigration (Paris). Outre des peintures (Les Délégués), la Ville dispose de croquis à la plume de certains quartiers de la Ville réalisé par ce dernier.

Certains artistes sont présents à la fois dans les collections municipales et dans ses espaces publics. C’est le cas de Blasco Mentor (1919-2003), qui  a réalisé La Conquête du Bonheur, ensemble spectaculaire de peintures murales dans la Maison du Peuple Guy-Môquet. Jean Amblard (1911-1989), dont les toiles sont notamment conservées au Mucem, a pour sa part réalisé les peintures de la salle des mariages de l’hôtel de ville L'Orchestre, la République, le Bal, la Promenade.

Sculptures et installations dans l’espace public

Souhaitant mener une politique active de soutien à la création artistique la ville a commandé des œuvres monumentales qui ont pris place dans les bâtiments municipaux, les écoles, notamment,  ou directement dans l’espace public. Il s’agit de renforcer la présence artistique dans la ville, au plus près des habitants, pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie et à la requalification de certains espaces publics. Cette politique de commande d’œuvre s’est appuyée sur la procédure du 1% artistique qui vise à commander une œuvre d’art lors de chaque construction ou rénovation d’un bâtiment public.

Dans les bâtiments municipaux

  • Jean Amblard, L'Orchestre, la République, le Bal, la Promenade, 1956, Salle des Mariages
  • Blasco Mentor, La Conquête du Bonheur, 1969, Maison du Peuple Guy Môquet
  • SUBES Raymond, Rampe d'escalier, 1967, Maison du Peuple Guy Môquet

Dans l’espace public

  • Françoise Salmon, Les Nageurs, 1973, Piscine Béatrice Hess
  • Françoise Salmon, Maternité, 1967, Jardin de la crèche le goutte de lait
  • Martha Pan, Fontaine, 1989, Place du château d’eau
  • Joseph Constant, Les Chèvres, 1963, Place du Général Leclerc
  • Selinger Shelomo, Résistance, 1987, Rond-point des Quatre routes
  • Véronique Joumard, Le Halo Mécano, 2015, Mail de l’Égalité
  • Claude et Roland Brice, Ciel (création : 1973 installation 2014) Place du Pommier
  • Vincent Ganivet, Badaboum, 2016, Parvis de l’école Angela Davis