Ma ville demain

Ma ville demain

La ville de La Courneuve fait l’objet depuis plusieurs années d’un important projet d’aménagement urbain dont l’objectif est de changer durablement l’image de La Courneuve et d’améliorer la vie quotidienne de ses habitants.

30 ans de renouvellement urbain dans les quartiers du grand ensemble

La ville de La Courneuve est engagée depuis 30 ans dans un ambitieux processus de rénovation urbaine de ses quartiers de grands ensembles dont le coup d’envoi a été donné en 1985 avec la destruction de la barre Debussy.
En 2006, elle a signé une convention avec l’Agence Nationale de Renouvellement Urbain (ANRU) qui lui a permis d’étendre ses interventions de renouvellement urbain à ses quartiers nord et à une partie de son centre ville, appelé le secteur Convention – République.

La mise en œuvre

L’aménagement est une compétence déléguée par la ville à Plaine Commune qui est chargée de mettre en œuvre les politiques urbaines décidées par les neuf villes.
Différents acteurs interviennent dans la conduite des opérations : l’unité territoriale de Renouvellement Urbain qui pilote le projet de rénovation urbaine signée avec l’ANRU et le secteur Aménagement.

 

Des projets d'envergure à défendre !

La municipalité a présenté les projets d’aménagement qu’elle veut inscrire dans le cadre du Nouveau Programme national de renouvellement urbain (NPNRU). A condition que les financements de l’État suivent…
 

4 000 Nord


Une passerelle jusqu’au parc
Le franchissement de l’autoroute A1 grâce à une passerelle permettrait de lier le parc Georges-Valbon au cœur de la ville. Ce projet est une priorité pour la municipalité qui se bat depuis les années 1980 pour cette réalisation. « Ce lieu a pour vocation de devenir un lieu d’usage, note Gilles Poux. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Et le parc serait à moins de dix minutes du centre-ville. » Une voie piétonne allant du Vieux-Barbusse à cette passerelle permettrait de désenclaver ce secteur.
La rénovation du Vieux-Barbusse est également prévue : démolition partielle (74 logements) et réhabilitation (180 logements) sont au programme. De nouveaux usages, des ouvertures, une meilleure organisation du stationnement permettrait d’ouvrir le quartier sur la ville.
Dernier point intégré au programme : Robespierre. La barre devrait être détruite en 2019 et le mail piéton sera prolongé. Par la suite, le quartier pourrait voir naître une offre de logements diversifiés (65 locatifs, 90 en accession libre et 56 logements réhabilités). Le centre de protection maternelle et infantile (PMI) s’installerait au rez-de-chaussée des constructions neuves et les terrains de sport déménageraient à proximité du groupe scolaire Robespierre/Vallès.



4 000 Sud


La fin du mail de Fontenay
Le projet envisage des espaces verts, des logements neufs (26 en accession sociale et 130 en accession libre) dans des immeubles à échelle humaine, la création de nouvelles voies et surtout la démolition de 301 logements. Pour des raisons techniques, la partie du mail où se trouve la cheminée serait conservée.
L’ensemble des habitant-e-s sera relogé. Le maire précise que « le même nombre de logements sociaux seraient reconstruits. Il n’est pas question d’en avoir moins qu’actuellement. » Maintenant que Debussy est détruit, il faut repenser le quartier. Au programme : la création d’îlots de logements à échelle humaine. Fini les grands ensembles !
Concernant l’école Joliot-Curie, l’objectif est de la resituer au cœur du quartier et d’en faire un vrai groupe scolaire. La rue Parmentier sera prolongée et la rue de Genève serait refaite à neuf, afin de rendre le quartier plus ouvert et plus accessible. Cent vingt-huit logements du foyer Adoma seront détruits pour libérer de l’espace.
Concernant l’emplacement de l’ancien Centre municipal de santé, l’idée est d’installer de nouveaux services publics. Pour cela, il faudrait démolir une partie du bâtiment. « Il y a la volonté de redynamiser ce pôle. La CAF est d’accord pour rester, le service Jeunesse pourrait s’y installer. On souhaiterait également l’installation d’acteurs publics ou parapublics », annonce le maire. Autre enjeu pour ce secteur : le réaménagement de la place, en concertation avec les habitants, pour imaginer de nouveaux usages.



Centre-Ville


Un nouveau visage pour Convention
L’objectif majeur pour ce secteur est l’ouverture sur le quartier. Le passage de la Croix-Blanche, actuellement anxiogène pour beaucoup de personnes, serait agrandi et dessiné dans le prolongement de l’allée du Progrès. Les accès véhicules et piétons seront réorganisés pour plus de clarté et de sécurité. De même pour le parking souterrain, qui disposerait de trois espaces clairs et distincts afin de garantir la sécurité. Le 19, cours des Maraîchers (84 logements) serait détruit, l’école reconstruite, un commerce et 28 logements locatifs sont prévus, ainsi qu’un espace vert. « Nous réfléchissons à une véritable alternative, pérenne et durable », ajoute Gilles Poux.



En chiffres


280 millions environ seraient nécessaires à la réalisation de ces projets



Calendrier


Février 2019 : dépôt du dossier à l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru)
Juin 2019 : comité d’engagement
Septembre 2019 : signature de la convention. Ensuite, chaque projet pour chaque secteur fera à nouveau l’objet de concertations, de réunions publiques, afin d’associer les habitant.e.s.

Voici l'ensemble des projets