Vos vœux pour 2021

Vos vœux pour 2021

voeux 2021

C’est parti pour une nouvelle année ! Regards est allé à la rencontre des Courneuviennes et des Courneuviens pour leur demander quels sont leurs espoirs et leurs désirs.

Retrouver ses proches, voyager, trouver du travail, s’aérer... Après une année 2020 bouleversée par la crise sanitaire et même si l’épidémie de coronavirus est encore active sur le territoire et présente dans tous les esprits, les habitant-e-s aspirent simplement à (re)vivre normalement.

Mouloud, retraité

« Je souhaite que la maladie disparaisse évidemment, que tout le monde soit en bonne santé. Et à part ça, je voudrais qu’il y ait du travail pour tout le monde. La crise économique, ça m’inquiète beaucoup. Je connais plusieurs personnes qui ont perdu leur contrat à cause de l’épidémie. Pour moi, ça va, je suis à la retraite, je reste dans mon jardin et je m’occupe de mes légumes. Je n’ai pas récolté tellement cette année. Le jardin Carême-Prenant était fermé pendant le premier confinement, alors on n’a pas pu planter en mars comme on le fait d’habitude. J’espère avoir plein d’ail, d’échalotes et de navets en 2021 ! »

Mouloud

Stacy, lycéenne

« Ce que je veux pour 2021, c’est recommencer à voyager. Je viens de Guyane et je voudrais retourner aux Antilles, y passer deux-trois semaines, voire un mois ! 2020, c’était assez stressant pour moi, parce que j’avais le brevet à passer en plein coronavirus... J’ai l’impression que ça ne peut pas aller mieux et revenir à la normale sans le vaccin. Je le ferais si je pouvais. Il y en a qui disent que c’est risqué de se faire vacciner, mais tout ce qu’on fait dans la vie, c’est risqué. »

Stacy

Simone et Bernard, retraité-e-s

« On aimerait pouvoir voir nos petits-enfants et partir en vacances avec eux, comme on le faisait les années précédentes. On s’envoie des messages et des photos, les communications sont quand même plus faciles qu’à l’époque ! On ne s’ennuie pas, on est tout le temps tous les deux. On a une grande chance, c’est d’avoir le parc Georges-Valbon à côté de chez nous pour se promener et s’aérer. On prend la voiture et on y est en cinq minutes ! Et puis a connu la guerre, ça aide à relativiser la situation actuelle, mais pour les jeunes, ça doit être difficile. »

Simone et Bernard

Mehdi, gérant de boulangerie

« On a commencé en 2020 à essayer de donner de la joie. Il faut qu’en 2021, les clients repartent toujours de la boutique avec le sourire. J’espère que tout va redevenir comme avant l’arrivée du virus, que bientôt, on ne s’inquiétera plus quand on ne verra pas un client plusieurs jours de suite. Malgré le Covid, j’ai embauché des apprentis parce que ça fait tourner l’économie. Mon tourier, qui fabrique les viennoiseries, est Meilleur Ouvrier de France 2017 et j’espère que tous ces savoir-faire cumulés continueront de satisfaire la clientèle. J’espère aussi pouvoir installer une terrasse dès que le trottoir aura été refait devant ma boutique. »

Mehdi

Micheline, agente technique

« C’est important que 2021 soit une meilleure année que 2020 sur tous les plans, que l’on voie enfin du positif à la place du négatif, que l’on sorte définitivement de la crise sanitaire. J’ai une fille, elle est en formation en deuxième année, j’espère qu’elle passera en troisième année et qu’après, elle trouvera un bon job et qu’elle sera heureuse. J’ai hâte que les travaux pour embellir le quartier et améliorer notre vie soient terminés, hâte de voir à quoi ça ressemblera. »

Micheline

Théo, « dépendant de l’État »

« J’attends que le gouvernement se bouge un peu et fasse un plan de relance pour les jeunes. Vous savez qu’il veut supprimer les aides aux syndicats lycéens ? Personnellement, j’aimerais avoir un avenir. J’ai eu 18 ans en avril, j’ai fait toutes les démarches possibles pour trouver un travail, mais je n’ai rien trouvé. J’aimerais bien être vendeur dans un magasin de jeux vidéo, je suis un gros joueur. Et là, j’attends de pouvoir passer le permis. Mais c’est difficile pour tout le monde, j’ai des potes qui vivent dans le XVIe arrondissement de Paris et qui doivent vendre certaines de leurs affaires. Le plus dur pour nous, c’est de ne pas pouvoir se projeter. »

Théo

Mélanie, aide-soignante dans un institut médico-éducatif (IME)

« Ma maman est malade et même si je sais que c’est compliqué, je souhaite qu’elle guérisse. Je pense aussi à tous les enfants de la ville : si seulement ils pouvaient faire une vraie année scolaire, meilleure que celle de l’an passé en tous cas ! Mon petit a 8 ans, il est à Robespierre, il connaît des difficultés d’apprentissage et il est suivi pour cela, j’espère qu’il va réussir à les surmonter. Au niveau de La Courneuve, j’aimerais en 2021 que la sécurité soit renforcée. »

Mélanie

Aksha, lycéenne

« J’ai une résolution pour 2021, c’est de passer du bon temps avec mes amis, enfin, de passer encore plus de bon temps avec eux ! Et je voudrais que nous arrêtions tous d’avoir peur, parce que ça ne sert à rien, ça bloque, ça empêche d’agir et d’avancer. Si on a une religion comme moi, la seule chose dont on doit avoir peur, c’est de Dieu. »

Aksha

Ali, retraité

« La santé avant tout ! Pour moi et ma famille bien sûr, mais aussi pour tout le monde. C’est la base. J’ai longtemps travaillé dans le commerce, alors je souhaite que toutes les boutiques qui ont dû fermer leurs portes puissent les rouvrir, que l’État aide vraiment les commerçants qui en ont besoin, pas seulement pendant la crise sanitaire, mais tout le temps, parce que les temps sont durs et les charges élevées. Et puis, j’avoue, j’ai une toute petite retraite et j’aimerais bien qu’elle soit plus grosse ! »

Ali

Propos recueillis par Olivia Moulin et Joëlle Cuvilliez - Photos Nicolas Vieira