Le dépistage, un outil pour freiner l’épidémie dans les écoles

Le dépistage, un outil pour freiner l’épidémie dans les écoles

tests salivaires

Depuis le 23 mars et jusqu’au 9 avril, des tests salivaires sont réalisés dans les établissements élémentaires de la ville pour évaluer la circulation du virus et casser les chaînes de contamination.

C’est une activité particulière qui attend les écoliers de Paul-Doumer réunis dans le préau ce mardi 30 mars : cracher de la salive dans un flacon. « On vient se faire tester au coronavirus ! » répond Widiane, élève de CP, à la laborantine qui présente le dispositif aux enfants. « Et est-ce que vous savez comment faire ? Il faut faire un maximum de salive dans votre bouche et, une fois que vous être prêts, vous dévissez le bouchon de votre flacon, vous enlevez votre masque et vous crachez dans le flacon. Après, vous remettez votre masque et vous levez la main pour qu’on vienne vérifier si vous assez craché assez de salive. Si c’est bon, vous refermez le flacon », détaille l’employée du laboratoire Bio 2 000.

Basé à Saint-Denis et mandaté par la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale, ce laboratoire effectue des tests de dépistage salivaire dans les 13 écoles élémentaires de la ville. Non invasifs, contrairement aux prélèvements nasopharyngés qui se révèlent souvent douloureux lors du passage de l’écouvillon dans la narine, les prélèvements salivaires sont particulièrement adaptés aux enfants. Et ils ne sont pas obligatoires : ils sont réalisés avec le consentement des parents ou des représentants légaux, recueilli en amont. « Il y a eu peu de refus, précise la directrice de Paul-Doumer, Alexandra Gouzien. Environ 200 élèves vont se faire tester aujourd’hui, sur 259, mais certains enfants ne sont pas encore revenus à l’école après la fermeture de trois classes la semaine dernière. »

Les élèves se succèdent ainsi tout l’après-midi, sous la supervision de la directrice, d’une enseignante, d’une membre de la direction académique et de deux agentes municipales. « Si tu n’arrives pas à produire assez de salive, fais comme si tu mâchais un chewing-gum, explique doucement Sylvie Luvet, employée au service Éducation, à un enfant. C’est rigolo de faire un truc que tu n’as pas le droit de faire d’habitude, non ? » Après l’analyse des échantillons, le laboratoire doit envoyer les résultats par mail aux parents sous 48 heures maximum, pour qu’ils puissent prévenir la direction de l’école au plus vite en cas de test positif. La fermeture de la ou des classes concernées permet alors d’éviter la diffusion du virus.

Texte : Olivia Moulin ; photo : Léa Desjours