25 novembre : la Ville se mobilise

25 novembre : la Ville se mobilise

25 novembre

La campagne des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est un événement international annuel qui débute le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuit jusqu’au 10 décembre, date de la Journée internationale des droits humains.

Les chiffres sont accablants. Fléau mondial à l’ampleur méconnue, les violences fondées sur le genre ne connaissent ni frontières
géographiques, ni frontières culturelles. Celles qui touchent les femmes, notamment pauvres ou marginalisées, restent sidérantes par leur ampleur. D’après les chiffres de l’ONU, en 2019, une femme sur cinq ayant entre 20 et 24 ans a été mariée avant l’âge de 18 ans. Au moins 200 millions de femmes et de filles âgées de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales féminines dans les 31 pays où se concentre cette pratique. Quinze millions de jeunes filles dans le monde, âgées de 15 à 19 ans, ont été forcées d’avoir des rapports sexuels. Les femmes et les filles représentent 71 % des victimes du trafic d’êtres humains dans le monde.


Mais les initiatives de la société civile et la campagne « Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l’égard de la femme d’ici à 2030 » lancée par le Secrétaire général des Nations unies, qui appellent la communauté internationale à agir pour renforcer les efforts de sensibilisation, donnent des résultats intéressants. En septembre 2020, quarante-huit pays ont intégré la prévention et la réponse à la violence à l’égard des femmes et des filles à leurs plans de lutte contre le Covid-19 ; 121 pays ont adopté des mesures pour renforcer les services aux victimes de violences durant cette crise mondiale ; au moins 155 pays ont promulgué des lois sur la violence domestique et 140 disposent aujourd’hui de lois sur le harcèlement sexuel au travail.

Texte : Joëlle Cuvilliez ; visuels : Biblis Duroux et Farid Mahiedine

L'association AFRICA mobilisée

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’association Africa organise un petit déjeuner féministe mardi 23 novembre de 9 heures à 11 heures et présentera un diaporama interactif sur la définition des violences sexistes. Samedi 27 novembre, à 14 heures, Africa propose une rencontre autour de témoignages sur le thème de l’accompagnement des femmes victimes de violences ainsi qu’une discussion sur l’enquête nationale réalisée par Femmes Solidaires à propos de l’accueil des femmes victimes de violences.

 

Retrouvez toutes les structures utiles :

Pour une écoute et une orientation

Pour souffler, obtenir des informations, parler…, les victimes peuvent se tourner vers les équipes des centres sociaux municipaux, l’assistante sociale du Centre municipal de santé (CMS) et l’intervenante sociale en poste au commissariat. Cette dernière a pour mission d’évaluer la situation et d’établir un plan d’action avec l’accord et au rythme de la victime. En cas de danger imminent, elle peut organiser une mise à l’abri en lien avec le Service social départemental sans dépôt d’une plainte ni d’une main courante. Des associations comme Africa, Femmes solidaires 93 ou SOS Femmes 93 offrent aussi un espace de parole et un accompagnement dans les démarches. Et l’association L’Amicale du nid va ouvrir en février un accueil de jour pour les femmes victimes de violences dans le quartier des Quatre-Routes.

  • MPT Youri-Gagarine, 58, rue Anatole-France, 93 120 La Courneuve, tél. : 01 49 92 60 90
  • MPT Cesária-Évora, 55, avenue Henri-Barbusse, 93 120 La Courneuve, tél. : 01 71 89 66 00
  • Assistante sociale du CMS, tél. : 01 49 92 62 63 ou 06 29 87 63 43
  • Intervenante sociale du commissariat, tél. : 01 43 11 77 32 ou 06 37 71 33 21
  • Africa, 1, rue Frédéric-Joliot-Curie, tél. : 01 48 36 95 74
  • Femmes Solidaires 93, 25, rue du Chemin vert, tél. : 09 71 47 83 04
  • SOS Femmes 93, 128, rue Baudin, 93140 Bondy, tél. : 01 48 02 57 16 ou 01 48 48 10 48 et 01 48 48 62 27 (écoute téléphonique)

Pour une prise en charge médicale et psychologique

La psychotraumatologue et les autres professionnel-le-s de santé du CMS peuvent constater et soigner les lésions physiques et psychologiques. Même chose pour l’équipe de la Maison des femmes de Saint-Denis. Pour bénéficier d’un examen et faire établir un certificat médical de constatation, les victimes peuvent aussi se rendre dans les hôpitaux de Bondy et de Bobigny.

  • Centre municipal de santé Salvador-Allende, 2, mail de l’Égalité, 93 120 La Courneuve, tél. : 01 49 92 60 60
  • La Maison des femmes, 1, chemin du Moulin Basset, 93200 Saint-Denis, tél. : 01 42 35 61 28
  • Hôpital Jean-Verdier, Unité médico-judiciaire, avenue du 14 Juillet, 93 143 Bondy, tél. : 01 48 02 65 06
  • Hôpital Avicenne, 125, route de Stalingrad, 93 000 Bobigny, tél. : 01 48 95 55 55

Pour un accompagnement juridique, administratif et social

Pour se faire aider dans les démarches judiciaires, les victimes peuvent compter sur les professionnel-le-s de la Maison de la justice et du droit, du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles et de SOS Victimes 93. Recherche d’un hébergement d’urgence ou d’un logement pérenne, ouverture de droits, projet d’insertion ou de réinsertion professionnelle… Ces démarches peuvent quant à elles se faire avec le soutien de l’assistante sociale du CMS et des conseiller-ère-s en économie sociale et familiale rattachés au Centre communal d’action sociale.

  • Maison de la justice et du droit, 2, avenue de la République, 93 120 La Courneuve, tél. : 01 49 92 62 05
  • Centre d’information sur les droits des femmes et des familles, 1, rue Pierre-Curie, 93 120 La Courneuve, 01 48 36 99 02
  • SOS Victimes 93, 5, rue Carnot, 93000 Bobigny, 01 41 60 19 60
  • Centre communal d’action sociale, 58 avenue Gabriel-Péri, 93 120 La Courneuve, tél. : 01 49 92 61 00

Pour une protection judiciaire

Pour se protéger et protéger leurs enfants de l’auteur-trice des violences, les victimes peuvent demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales du Tribunal de grande instance de Bobigny, même sans dépôt de plainte ni de main courante. Certificats médicaux, attestations de proches, d’associations ou de services sociaux… La demande doit s’appuyer sur des preuves pour permettre au juge d’estimer le danger subi et d’accorder des mesures comme l’éviction du domicile du/de la conjoint-e violent-e, la suspension de l’exercice de l’autorité parentale…

En dehors de ces mesures d’urgence, il faut déposer une main courante ou une plainte pour que l’auteur-trice des violences soit poursuivi et condamné. Un geste parfois difficile, que l’intervenante sociale du commissariat ou le policier détaché à la Maison des femmes aident à réaliser.

  • Commissariat de police, 16, place du Pommier-de-Bois, 93 120 La Courneuve, tél. : 01 43 11 77 30

 

Les numéros utiles

En cas d’urgence ou de danger immédiat, vous pouvez appeler le 17 ou envoyer un SMS au 114 (si vous êtes sourd-e ou malentendant-e ou si vous ne pouvez pas parler) pour joindre la police ou la gendarmerie, appeler le 15 pour joindre le SAMU et le 18 pour joindre les pompiers.

Si vous avez besoin d’aide et d’informations, vous pouvez appeler le 39 19 (ligne d’écoute gratuite et anonyme ouverte tous les jours de 9h à 21h) ou le 0 800 05 95 95 (ligne d’écoute gratuite et anonyme ouverte du lundi au vendredi de 10h à 19h).

Si vous voulez signaler une violence, vous pouvez le faire anonymement et gratuitement en ligne sur la plateforme Arrêtons les violences.

25 novembre

Le Droit des femmes, une priorité municipale

À La Courneuve, la question de la violence faite aux femmes est prise très au sérieux. La municipalité a fait le choix de promouvoir les droits des femmes et de combattre les stéréotypes par l’éducation. Son exigence d’égalité traverse l’ensemble de l’action municipale et se traduit par l’instauration d’une délégation aux droits des femmes et à l’égalité femmes-hommes. Elle donne des moyens pour le soutien et l’accompagnement des femmes victimes de violences, en particulier conjugales. De leurs côtés, militant-e-s associatifs, personnels éducatifs, professionnel-le-s du droit et de la santé sont également mobilisés
toute l’année pour venir en aide aux femmes victimes de violences et les protéger. Tou-te-s visent le même objectif : mettre un terme définitif à ces pratiques barbares, punies par la loi.