Les priorités de l'équipe municipale

Publiée le 16 avr. 2026

Les priorités de l'équipe municipale

Nadia Chahboune

Nadia Chahboune
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1re adjointe, déléguée au droit à la santé

« Réduire les inégalités dans l’accès à la santé »

« La grande bataille est de continuer à réduire les inégalités dans l’accès à la santé de la population via le Centre municipal de santé et des permanences de soin en soirée, ce pour quoi l’Agence régionale de santé doit être sollicitée. Le développement du CMS implique des partenariats avec des centres d’imagerie pour un accès à la radiologie, mais aussi le recrutement de spécialistes. Un état des lieux est à entreprendre sur la santé des habitants en général, afin de dépister les maladies chroniques notamment. La santé est l’une des premières préoccupations des Courneuviens. Il reste difficile d’obtenir un rendez-vous avec un généraliste car le CMS est saturé et de nombreux médecins partent à la retraite, d’où la nécessité de mobiliser une offre plus large et d’aller chercher des partenariats nouveaux comme avec les hôpitaux Delafontaine et Avicenne. Concernant le handicap, accompagner les aidants pour qu’ils accèdent à leurs droits via le Département est une nécessité. Enfin, la délégation de la médecine scolaire au CMS doit être poursuivie et développée : la prévention visuelle et auditive est un chantier prioritaire dès le plus jeune âge. »

 

Mohamed Awad

Mohamed Awad
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2e adjoint délégué à l'éducation et à l'enfance, au personnel communal, au dialogue social et à la qualité du service public

« Les repas et les fournitures gratuits à l’école »

« L’un des grands objectifs pour ce mandat, c’est de mettre progressivement en place la gratuité de la restauration et des fournitures scolaires. C’est une mesure de justice sociale : à La Courneuve, 50 % des écoliers ne mangent pas à la cantine et nous avons de nombreuses raisons de penser que c’est pour des raisons financières. À terme, il s’agit aussi de leur servir des repas de meilleure qualité en maîtrisant pleinement tout le cycle de production et de confection : nous voulons travailler en circuit court en partenariat avec des agriculteurs d’Île-de-France et doter la ville d’une légumerie municipale et d’une cuisine centrale. La protection des enfants est une autre priorité politique. Pour prévenir les violences physiques et sexuelles, nous allons améliorer le taux d’encadrement dans le périscolaire et lancer un plan de sensibilisation et de formation de tous les agents de la Ville, en transversalité avec le personnel de l’Éducation nationale. Sur l’autre pan de ma délégation relatif au personnel communal, nous entendons renforcer le dialogue social avec les représentants syndicaux, tout en améliorant les conditions de travail des agents. Cela passera notamment par une clarification des processus, du recrutement à l’évaluation professionnelle, ainsi que par une meilleure lisibilité des parcours et des perspectives de carrière offertes par la Ville. »

Hadja Marecar

Hadja Marecar
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4e adjoint délégué aux finances, au développement économique et à l'urbanisme

« Prioriser l’emploi des Courneuviens »

« Nous avons l’ambition de mettre en œuvre le programme pour lequel les Courneuviens se sont mobilisés, malgré les contraintes budgétaires austéritaires imposées par les gouvernements successifs. À cette fin, nous chercherons activement des cofinancements auprès d’autres collectivités, de l’État, voire de l’Europe. En matière d’attractivité et de développement territorial, notre ville va connaître d’importantes transformations dans les années à venir : un nouveau centre-ville se dessine, le quartier des Six-Routes va émerger, et la passerelle reliant les 4 000-Nord au parc Georges-Valbon doit se concrétiser. Nous serons attentifs à ce que ces évolutions se fassent avec et pour les Courneuviens. Elles devront ainsi se traduire par un développement économique et social qui leur bénéficie directement, en mobilisant notamment les entreprises en faveur de l’emploi local. »

Betty Saint-Ubert

Betty Saint-Ubert
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5e adjointe déléguée à la vie associative, à la politique de la ville, aux cultes et à la lutte contre les discriminations

« Se battre contre les défaillances de l’État »

« Nous voulons donner toute sa place à la vie associative, qui fait la richesse et la force de La Courneuve, en offrant davantage de visibilité, de lisibilité et de soutien au tissu associatif. Cela passera en particulier par la création d’une Maison des associations et des initiatives, conçue comme un lieu de ressources et d’accompagnement. Nos associations sont fragilisées en raison du désengagement de l’État. Nous nous battrons pour que l’État assume pleinement ses responsabilités et attribue à notre territoire des moyens à la hauteur de ses besoins. Nous mènerons ce combat pour que le droit commun s’applique réellement à La Courneuve, en matière d’éducation, de jeunesse, de santé et de services publics. Face aux multiples discriminations et inégalités territoriales auxquelles sont confrontés les Courneuviens, nous mènerons une action déterminée pour les combattre. Cela passera par la création d’un lieu dédié à la lutte contre les discriminations, en lien avec la Maison de la justice et du droit Gisèle-Halimi, afin d’accompagner les habitants, de faire valoir leurs droits et de ne laisser aucune situation sans réponse. »

Mylène Bonhomme

Mylène Bonhomme
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7e adjointe déléguée aux droits de la jeunesse et à l'emploi

« Permettre aux jeunes de trouver leur place »

« Mon mot-clé pour la jeunesse est l’émancipation, afin de permettre aux jeunes de trouver leur place, non seulement dans notre ville, mais aussi dans la société dans son ensemble. À terme, nous souhaitons développer le dispositif bac-permis-Bafa pour favoriser leur autonomie, que ce soit dans les études supérieures, la mobilité ou l’accès au premier emploi. Sur ce terrain, la bataille se poursuivra et elle ne cessera que lorsque notre population ne sera plus confrontée aux discriminations qui l’obligent trop souvent à devoir prouver en permanence sa légitimité. L’image que les jeunes ont de leur propre valeur, leur aspiration à vivre dignement de leur travail sont pleinement légitimes, au même titre que pour tous les autres Français. Ils doivent pouvoir bénéficier de l’accompagnement de droit commun, pour un retour et un accès à l’emploi. Comme le montre la fermeture du site Orangina, on supprime aujourd’hui des emplois nécessaires au profit d’autres sites qui doivent desservir toute l’Île-de-France, ce qui est catastrophique en termes de transport. Il va falloir que les représentants de la ville comme des salariés portent et posent ce problème car le modèle de société que l’on souhaite faire émerger en dépend. »

Amine Saha

Amine Saha
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8e adjoint délégué au droit au logement digne et au patrimoine communal

« Transparence sur les logements sociaux »

« Le plus gros chantier, c’est celui des logements sociaux : nous avons près de cinq mille demandeurs en attente aujourd’hui sur la ville. Face aux discours qui circulent autour des attributions, nous allons faire la transparence totale, en donnant à voir comment ça fonctionne pour que les gens comprennent pourquoi il y a cette attente et pourquoi ils n’obtiennent pas forcément un logement tout de suite par rapport à d’autres. Il faut aussi répondre aux demandes, même si c’est une utopie de penser que nous pouvons toutes les absorber, en continuant à construire des logements sociaux et à maîtriser le coût du foncier. Il faut permettre aux Courneuviens de s’inscrire dans un parcours résidentiel qui va du logement social le plus accessible (le Prêt locatif aidé d’intégration) jusqu’à l’accession à la propriété, qu’elle soit sociale ou libre. Il y a aussi un travail à faire avec les bailleurs sociaux sur leurs contingents propres, pour que ce soient des mutations internes qui s’opèrent, au bénéfice des Courneuviens, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. »

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