Les premières actions de la municipalité

Publiée le 16 avr. 2026

Les premières actions de la municipalité

Municipalité

À peine installés, le nouveau maire et son équipe sont partis à la rencontre des habitant·es et des acteur·rices du territoire et ont engagé le combat en matière d’éducation, de logement et de lutte contre le racisme.

Immédiatement, il et elle tombent d’accord. « Il faut se battre », lancent en chœur le maire Aly Diouara et l’enseignante Élise Tergny, au cours d’une visite du premier édile et de son adjoint délégué à l’éducation Mohamed Awad aux abords de l’école élémentaire Paul-Langevin le 3 avril. Se battre contre la fermeture de quatorze classes à la rentrée 2026 récemment annoncée par le ministère de l’Éducation nationale et contre le manque de moyens alloués à l’école publique dans la commune et dans le département en général. Explosion du nombre d’enseignant·es contractuels ; non-remplacement des enseignant·es absents pendant des jours, voire des semaines ; manque d’accompagnement des enfants les plus en difficulté… La veille, Aly Diouara et Mohamed Awad ont justement dénoncé l’inégalité de traitement et l’injustice subies par les écolier·ères de Seine-Saint-Denis lors d’une rencontre avec l’inspectrice d’académie. « J’attends plus de suivi pour les élèves. Il y a de l’aide aux devoirs proposée après la classe mais ce n’est pas tous les jours, et il y a beaucoup d’enfants par enseignant », renchérit Diaratou, mère d’un garçon scolarisé en CP dans l’établissement. Elle fait partie des nombreux parents d’élèves avec lesquels le maire échange au cours de cette visite. C’est aussi l’occasion pour les enfants de le saluer ou de se faire prendre en photo avec son écharpe tricolore, à commencer par Abilash et Zoubayr, 11 ans : « Moi, je le connais grâce aux nouvelles » explique le premier. « Moi, mon père il le connaît depuis longtemps ! » précise le second. « C’est bien, ça donne de l’espoir aux enfants de voir un jeune d’ici accéder à la mairie », commente une maman. Du combat et de l’espoir, c’est le moins qu’ils méritent. 

Texte : Olivia Moulin : photo : Léa Desjours

Avec les habitant·es au marché des Quatre-Routes

Marché des quatre-routes
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Le mardi 31 mars, le maire Aly Diouara s’est rendu auprès des habitant·es des Quatre-Routes, place Claire-Lacombe, serrant la main ou donnant l’accolade aux commerçant·es et aux usager·ères, circulant au milieu des étals pour se présenter, ainsi que ses adjoint·es Nadia Chahboune (droit à la santé) et Mohamed Awad (éducation). Fières d’avoir élu un maire sérieux et attentif à leur image et à celle de leurs quartiers, les personnes rencontrées lui souhaitent « Bon courage » dans ses nouvelles fonctions et partagent avec lui leurs préoccupations, comptant sur des solutions issues de son programme municipal.
Le maire a parcouru le marché extérieur, puis le marché couvert, où il a rencontré notamment un négociant en miel, multipliant les contacts avec les vendeur·ses. Il a échangé ensuite avec des agent·es de la police municipale, montrant que le contact avec le personnel municipal est important pour lui. 

Texte : Nicolas Liébault ; photo : Léa Desjours

Mobilisés contre le racisme

Racisme
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Résistance. Le mot est sur toutes les lèvres et dans toutes les têtes, notamment celle de Bally Bagayoko ce samedi 4 avril sur le parvis de l’hôtel de ville de Saint-Denis. Le nouveau maire de la ville, qui essuie un déferlement de haine depuis sa victoire électorale du 15 mars, est à l’initiative de ce rassemblement contre le racisme qui réunit plusieurs milliers de personnes. Des personnes issues de l’immigration ou non, comme Assa, 72 ans, aide à domicile à la retraite venue manifester « pour la première fois » pour soutenir son maire d’origine malienne comme elle et Coralie, 21 ans, en recherche d’emploi, qui s’inquiète du « délire facho » qui est en train de s’installer en France.
« La lutte contre l’impérialisme et contre le racisme est une lutte que nous allons gagner ! Nous n’avons pas peur, nous sommes cette France qui réclame l’égalité », martèle Bally Bagayoko sous les hourras de la foule. 

Avant lui, plusieurs intervenant·es se sont succédé sur l’estrade pour dire leur détermination : des étudiant· es, des représentant·es de syndicats et d’associations, la militante Assa Traoré et d’autres élu·es de Seine-Saint-Denis confrontés elles et eux aussi à des propos racistes, islamophobes, négrophobes...dont le maire Aly Diouara, venu répondre à l’appel de son confrère de Saint-Denis aux côtés de nombreux membres de l’équipe municipale.

Texte : Olivia Moulin ; photo : Daniel Maunoury

Le maire met le holà aux expulsions locatives

Le 2 avril, Aly Diouara a signé deux arrêtés municipaux (n°2026-164 et n°2026-165) afin d’encadrer les expulsions locatives sur le territoire de la commune. Ces actes concernent deux publics en particulier : les familles avec des enfants mineurs et les personnes prioritaires au titre du Droit au logement opposable (Dalo). Le maire appuie sa décision sur des piliers juridiques comme la sauvegarde de la dignité humaine, une composante de l’ordre public pour le Conseil d’État, l’intérêt supérieur de l’enfant, garanti par une Convention internationale, et le droit au logement, dont le Conseil constitutionnel a consacré la valeur constitutionnelle. Les arrêtés imposent différentes obligations : l’interdiction de mise à la rue sans solution (les familles ou personnes Dalo expulsées ne doivent pas se retrouver sans solution de relogement ou d’hébergement), la suspension temporaire de l’exécution des décisions d’expulsion par tous les bailleurs pendant trois mois minimum (pour pouvoir rechercher activement un relogement), la solution d’hébergement immédiate (à défaut de relogement pérenne), l’information de la mairie (les bailleurs doivent l’informer des solutions possibles pour les ménages concernés). Ces arrêtés ont été pris par le maire dans un contexte de dégradation de l’accès au logement. Le taux de pauvreté atteint ainsi 43,2 % à La Courneuve contre 15,9 % à l’échelle régionale et, en 2024, le nombre d’expulsions a atteint le record national de 24 000 ménages. Dans le même temps, il y a pénurie de logements sociaux (2,9 millions de ménages en attente en 2025). Ces arrêtés s’appliquent dès la fin de la trêve hivernale et jusqu’au début de la suivante. Tout contrevenant·e s’expose aux sanctions prévues par l’article R 610-5 du Code pénal. 

Texte : Nicolas Liébault