Les jeunes sur de bons rails

Publiée le 25 juin 2026

Les jeunes sur de bons rails

CCR

Depuis douze ans, le Contrat courneuvien de réussite (CCR) aide les jeunes à mener leurs projets scolaires, universitaires, professionnels ou associatifs et renforce leur ancrage citoyen dans la ville.

Elle sourit, mais elle insiste : « Le CCR, ça a été un vrai coup de pouce. Il n’y a pas beaucoup d’aides pour créer une association, l’éligibilité aux subventions se fait souvent à partir de deux ou trois ans d’activité. Avec les 800 euros que l’on m’a accordés, j’ai acheté du matériel informatique. » Stéphanie Diakité, 28 ans, a fondé la structure Sourc’Elles en 2024 pour accompagner l’évolution socioprofessionnelle de femmes qui travaillent dans des exploitations agricoles en Côte d’Ivoire. « À la base, j’avais un projet de vente de produits exotiques et j’ai commencé à me questionner sur leur provenance, sur les conditions de production et de travail. Le CCR m’a permis de faire quelque chose qui a du sens. »

Même enthousiasme pour Marwan, 24 ans, infirmier aux urgences de l’hôpital Delafontaine, et Amel, 23 ans, étudiante en école d’ingénieur·es, qui ont sollicité le CCR à trois reprises pour financer une partie de leurs études. « Je ne pense pas que j’aurais pu les faire sans ça. Mes parents n’ont pas des gros salaires », commente le premier. « Ça m’a vraiment facilité les choses. Je n’aurais jamais pu récolter l’argent nécessaire pour mon semestre et mon stage à l’étranger autrement », constate la seconde.

Création d’association, études, mais aussi permis de conduire, action de solidarité, création d’entreprise… Depuis 2013, le CCR offre aux jeunes lauréat·es une aide financière de 300 à 2 000 euros ainsi qu’un accompagnement pour concrétiser un projet qui leur tient à coeur. Dans une ville frappée par les inégalités d’opportunités comme La Courneuve, « c’est un outil de justice sociale territorialisé qui leur permet de s’épanouir sur les plans social, scolaire et personnel », indique Bahij Drine, responsable Projets jeunes à la direction Enfance, jeunesse et insertion. « Avec le temps, on a noué de nombreux partenariats et gagné une certaine forme de légitimité. On sait vers quelle structure et de quelle façon orienter un·e jeune qui veut monter une entreprise, même si on n’est pas non plus des spécialistes, par exemple. » En contrepartie, les jeunes s’engagent à effectuer entre dix et cinquante heures de bénévolat dans une association locale de leur choix. L’occasion pour elles et eux de se découvrir d’autres potentialités. La jeunesse est notre avenir. 

Textes : Olivia Moulin ; photo : Léa Desjours

Point information jeunesse, 59 rue du Général-Schramm. Ouvert le lundi et le mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h, le jeudi de 14h à 18h et le vendredi de 10h à 12h et de 14h à 19h30. 06 84 02 49 30 / pij@lacourneuve.fr

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