Les enfants ont leur mot à dire

Publiée le 11 juin 2026

Les enfants ont leur mot à dire

CCE

Une vingtaine d’élu·es du Conseil communal des enfants ont échangé avec des membres de l’équipe municipale sur des problématiques qui les concernent.

Le fauteuil est trop grand, pas le rêve. « Je me vois bien assise ici avec une écharpe tricolore, mais je ne sais pas encore ce que je veux faire comme métier », sourit Lucie, 11 ans, en CM2 à l’école Anatole-France. La fillette est la première des membres du Conseil communal des enfants (CCE) présents à l’hôtel de ville ce 3 juin à se mettre à la place du maire Aly Diouara dans son bureau. « Je dis que c’est votre futur bureau parce que j’espère que vous voudrez accéder à des responsabilités dans votre ville quand vous serez adultes », leur explique-t-il. Avant cette visite impromptue, l’élu, son adjoint délégué à l’enfance et à l’éducation, au personnel communal, au dialogue social et à la qualité du service public Mohamed Awad, son adjointe déléguée à la démocratie participative, à la citoyenneté et à l’écologie populaire Sabrina Ganeswaran et le conseiller municipal délégué aux transports, aux mobilités et à l’ESAT Mohamed Aouichi ont reçu en salle des fêtes les enfants, qui ont été désignés et ont pris leurs fonctions en novembre
dernier.

Pour les petits élu·es, c’est l’occasion de raconter le fonctionnement du CCE ainsi que leurs thèmes de réflexion et d’action. « Nous avons rencontré les agents de Plaine Commune qui nettoient les rues ; je vous demande de bien nettoyer La Courneuve et nous, nous allons faire plus attention à la Terre », déclare par exemple Salman, 10 ans, en CM2 à l’école Angela-Davis. Et pour les grands élu·es, c’est la même chose. « Moi, j’ai plein d’idées pour améliorer vos conditions de vie dans vos établissements, mais c’est vous les experts, insiste Mohamed Awad. Qui est satisfait des repas et des activités de la pause méridienne ? » Une infime minorité de mains se lèvent, mais de nombreuses remarques et questions jaillissent, comme « Dans mon école il y a plus de bagarres à la cantine que de matières en classe ! » ou « Est-ce qu’on a le droit d’améliorer la nourriture ? » L’adjoint annonce alors que la Ville va augmenter dès septembre le taux d’encadrement et créer à terme une cuisine centrale et une légumerie municipale.
Harcèlement, racisme, écologie… Les enfants sont aussi invités à soumettre une ou plusieurs propositions de délibération sur les sujets qui leur tiennent à cœur pour un prochain conseil municipal. Il n’y a pas de petits citoyen·nes. 

Texte : Olivia Moulin ; photo : Nazir Aboubilla