Le 22 mai s’est tenue la 3e édition des Nouvelles Foulées courneuviennes. L’occasion pour quelque 3 600 élèves, de la grande section au CM2, de se dépenser et de s’amuser en même temps.
Il’a fait. « Moi je suis premier ! » répète Ylies, en CM1 à l’école élémentaire Louise-Michel, à qui veut l’entendre aux abords du parc de la Liberté en ce vendredi de printemps chaud et ensoleillé. « C’est ce que je voulais. L’année dernière, j’étais deuxième du groupe et de ma classe, raconte en souriant le garçon de 10 ans. J’aime bien la course, mais ce que je préfère comme sport, c’est le foot. » Ylies et ses camarades font partie des premiers écolier·ères convoqués pour participer aux Nouvelles Foulées courneuviennes 2026, rythmées par six départs échelonnés entre 9h05 et 11h10. Pour les élèves de CM1 et CM2, le parcours est de 1 200 mètres ; pour celles et ceux de CE1 et de CE2, de 800 mètres et pour celles et ceux de CP et de grande section, de 600 mètres.
Même si certains enfants la jouent compétition, « l’objectif n’est pas de performer mais de gérer l’effort et de finir la course sans s’arrêter », insiste Nicolas Marchandise, responsable de l’unité Actions éducatives à la direction Sports de la mairie, qui coordonne l’opération. Un objectif pas toujours évident. « C’est compliqué pour eux les courses longues, ils partent comme des fous très vite tout de suite et ils s’épuisent avant la fin, on ne peut pas faire un sprint sur cette distance ! note Virginie, enseignante de CM1-CM2 à Louise-Michel, venue avec ses élèves pour le premier départ. On les a préparés, on les a fait courir une minute, puis deux minutes, puis trois minutes… » Même discipline pour les élèves de grande section de Latifa, enseignante à l’école maternelle Anatole-France. « Au début, ils avaient des points de côté et, petit à petit, ils ont compris qu’il fallait avoir un rythme régulier sur toute la course. Ils adorent courir, ça les motive de faire ça avec leurs copains et leurs copines. »
Des parents supporteurs
Pour bien courir, il faut aussi bien s’échauffer. Présentes depuis 6h45 comme tous les agent·es mobilisés pour cette initiative, Shirley, Emma et Alyson, éducatrices à l’École municipale d’éducation physique et sportive (Emeps), proposent aux enfants des exercices en musique dans l’un des sas qui précèdent la ligne de départ. Pieds, chevilles, genoux, bassin, bras… Les participant·es préparent tous leurs muscles et toutes leurs articulations avant de patienter jusqu’au décompte, en musique aussi grâce à la présence du DJ Diggercrate. « Je reste là toute la matinée pour ambiancer les enfants, ça leur permet de crier et de se lâcher un peu, vu que, en classe, ils doivent se retenir de le faire ! »
Sur l’avenue Victor-Hugo, où les trois parcours commencent, et sur l’avenue de la République, où ils finissent, de nombreux parents sont venus regarder et encourager leurs petit·es, comme Sihem. « Mon fils bouge beaucoup, il fait de la boxe et du foot en dehors de l’école. Moi je n’aimais pas courir quand j’étais petite, mais je faisais quand même du sport. C’était dans une autre vie, maintenant je cours de casserole en casserole et d’activité extrascolaire en activité extrascolaire », rigole-t-elle. Massangue, elle, a tenu à courir aux côtés de son fils Aroun, 5 ans, tout en poussant une poussette où sont perchés ses deux autres enfants. « Tu as bien couru, maman est fière de toi », lance-t-elle avec émotion à son garçon, pas peu fier de sa maman non plus. L’objectif, c’est aussi de partager.
Texte : Olivia Moulin ; photos : Léa Desjours et Nazir Abiboulla