La campagne de recensement 2026 a pris fin le 21 février en France métropolitaine. Organisée chaque année par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) en lien avec la municipalité, cette opération permet de dresser un portrait de la ville et de ses habitant·es.
C’est une ville qui change en permanence. Construction de nouveaux logements ; projets de rénovation urbaine dans les quartiers Centre-ville / Convention, 4 000-Nord et 4 000-Sud ; aménagement d’un nouveau centre-ville ; construction d’une gare qui accueillera deux lignes du super métro Grand Paris Express aux Six-Routes… les nombreux travaux d’ampleur engagés depuis quelques années à La Courneuve vont améliorer le cadre et les conditions de vie de la population, qui change aussi. Zoom sur les principaux enseignements des derniers recensements.
Textes : Olivia Moulin
Une ville jeune
29,1 %
Près d’un tiers des Courneuvien·nes (29,1 %) ont moins de 20 ans. Cette jeunesse explique en partie la forte croissance de la population, passée de 38 789 habitant·es en 2011 à 47 167 habitant·es en 2023 : qui dit population jeune, dit nombreux enfants et assez peu de décès. Mais, comme partout en France, le nombre de naissances baisse et le nombre de décès augmente. Par ailleurs, si la ville compte une faible part de personnes âgées de 60 ans ou plus (14,2 % de la population), cette part tend à augmenter. La Courneuve n’échappe donc pas au phénomène du vieillissement de la population observé sur tout le territoire national.
Une ville multiculturelle
42,6 %
Les étranger·ères (personnes qui résident en France et ne possèdent pas la nationalité française) représentent 42,6 % de la population à La Courneuve, terre d’accueil de longue date, notamment pour les personnes fuyant la guerre, les violences politiques, les difficultés économiques… Ce pourcentage a augmenté dans le temps. Ainsi, une centaine de nationalités (dont les plus représentées sont les nationalités française, chinoise, algérienne, sri lankaise, bangladaise, marocaine, malienne, pakistanaise, tunisienne et égyptienne) se côtoient et apprennent à se connaître.
Une ville familiale
68,5 % des ménages courneuviens sont des familles, c’est-à-dire selon la définition de l’Insee soit un couple sans enfant, soit un couple avec son ou ses enfant(s) soit un adulte avec son ou ses enfant(s) (famille monoparentale). Un tiers des familles avec enfant(s) sont des familles nombreuses (avec au moins trois enfants de moins de 25 ans) et 30 % d’entre elles sont des familles monoparentales.
Une ville attractive
La Courneuve affiche un solde migratoire positif : le nombre de personnes qui y arrivent est supérieur au nombre de personnes qui en partent. Ce n’était pas le cas il y a une dizaine d’années et ce n’est pas le cas en Seine-Saint-Denis, ni en Île-de-France. Les villes du Bourget et de Paris par exemple perdent des habitant·es.