Célébrer le commerce au féminin

Publiée le 26 mars 2026

Célébrer le commerce au féminin

Expo femmes quatre-routes

Elles évoluent dans un milieu traditionnellement et encore très majoritairement masculin, même si les choses changent. Elles, ce sont la vingtaine de commerçantes du marché des Quatre-Routes, réparties entre la halle, l’avenue Paul-Vaillant-Couturier et la place Claire-Lacombe les mardis, vendredis et dimanches d’ouverture. Pour la Journée internatio-
nale des droits des femmes du 8 mars et à l’initiative conjointe de la Ville et du délégataire en charge de la gestion du marché, la SEMACO (Société d’exploitation de marchés communaux), huit d’entre elles se sont prêtées à une séance photo et ont vu leurs portraits affichés dans la halle pendant une semaine.

« Ça m’a fait plaisir d’être photographiée pour cette occasion, parce qu’on est spéciales nous les femmes », sourit Carolina, commerçante en volailles qui travaille depuis quelques mois aux Quatre-Routes, ce 13 mars. « Ça représente un pas important de nous mettre un peu en avant, renchérit Sylvie, commerçante en poissons, coquillages et crustacés. Dans quelques années, quand je serai à la retraite, je pourrai montrer cette photo à mes petits-enfants. On est fières d’être des femmes sur un marché, on est comme les femmes qui conduisent des bus, on peut faire le boulot d’un bonhomme ! Et il y en a beaucoup qui sont seules et qui élèvent des enfants en bas âge, ce n’est pas évident. » Même fierté du côté d’Abir, commerçante en cuisine et en pâtisserie orientales.
« On est des guerrières, on peut faire un travail dur. Comme il y a toujours des gens qui viennent prendre le petit déjeuner tôt ici, il faut venir très tôt. J’habite au Raincy, je me lève à 4h et j’arrive à 5h. » Ces réveils très matinaux, c’est l’aspect le plus difficile du métier pour Rose, commerçante en bijoux et en vêtements présente depuis 2013. « J’ai parfois du mal à me lever, mais je n’ai pas le choix : il faut bien travailler », lance-t-elle avant de remettre de l’ordre sur son stand fouetté par le vent et de s’occuper d’une cliente. Ces femmes sont définitivement des têtes d’affiche. 

Texte : Olivia Moulin ; photos : Léa Desjours

Marché des quatre-routes