Des élèves du lycée Arthur-Rimbaud ont dialogué avec Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance. L’occasion de développer des compétences utiles pour leur vie professionnelle et citoyenne.
Ils et elles sont intimidés mais déterminés. Encadrés par Kevin Destouches, professeur d’éducation physique et sportive, et Gabrielle Rambert, CPE, vingt-deux élèves de terminale Accompagnement soins et services à la personne (ASSP) du lycée professionnel Arthur-Rimbaud sont venus ce mardi 31 mars à Paris pour dialoguer avec Sarah El Haïry, la haute-commissaire à l’Enfance. Cette dernière s’est soumise au feu des interrogations d’une centaine d’enfants de 6 à 18 ans, sur des thématiques qu’ils et elles avaient choisies.
La classe courneuvienne a été sélectionnée parce que « des personnalités y sont très impliquées dans la vie démocratique de l’établissement », se réjouit la proviseure du lycée, Isabelle Desestret-Mazard, elle-même présente. Le thème choisi n’était rien moins que « santé mentale, pression scolaire, démocratie participative, écran, réseaux sociaux et cyberharcèlement ». Avec leurs professeur·es, les élèves avaient préparé les questions à poser pendant plusieurs heures.
Quatre élèves, Adama, Tiguidé, Nixandre et Jade, font bientôt face à l’ancienne ministre. Nixandre se lance sur l’autorisation du smartphone au lycée et sa conséquence sur la santé mentale : la haute-commissaire répond sur l’utilité d’une « petite bulle » sans por table au lycée. Tiguidé pointe, elle, la difficulté de contrôler l’usage des réseaux chez les moins de 15 ans, et la réponse fournie est que cela relève de la responsabilité des plateformes. Adama conclut en proposant à Sarah El Haïry de venir rencontrer les élèves dans son lycée : « J’accepte avec plaisir », sourit-elle.
Forte de la réussite de l’événement, Isabelle Desestret-Mazard imagine que « l’année prochaine, des groupes d’élèves puissent continuer à préparer et présenter des sujets en échangeant avec des adultes ». Un dynamisme bien à l’image de l’établissement.
Texte : Nicolas Liébault ; photo : Léa Desjours