Waris Shaukat tient depuis un an le kiosque de vente de fleurs du petit marché (situé sur le parvis de la gare RER La Courneuve-Aubervilliers) qui améliore la vie du quartier.
Les fleurs, il est tombé dedans tout petit ! Waris Shaukat a débuté le métier avec son père, anciennement fleuriste rue du Moutier, près de la mairie d’Aubervilliers. Mais depuis environ une année, il occupe un des kiosques du petit marché du RER. « Ça
se passe très bien, je suis le seul fleuriste du quartier ! » résume l’homme âgé de 35 ans. Le travail est exigeant : la journée commence le plus souvent à l’aube, quand il doit récupérer la marchandise au marché de Rungis, que ce soit les fleurs coupées ou les plantes vertes, et cela dès 4 heures du matin pour obtenir toutes les variétés : les premiers servis accèdent à la meilleure qualité et il doit fréquenter cinq ou six magasins pour trouver les prix les plus bas.
Quelles sont les fleurs les plus populaires à son kiosque ? « Ici, à La Courneuve, ils ne veulent que des roses rouges ! C’est 80 % des achats », constate-t-il. Mais si le plus gros de ses ventes est réalisé au kiosque, ouvert de 10h à 20h, le fleuriste a aussi passé un contrat avec la chaîne Interflora qui dispose d’une plateforme dans le monde entier, un outil bien adapté à la caractéristique internationale de la ville. Par exemple, un habitant des États-Unis peut commander en ligne un bouquet à offrir à sa tante courneuvienne. Waris Shaukat, qui reçoit la commande sur son téléphone, se chargera de le lui livrer avec son véhicule. Ces commandes peuvent concerner un décès, un anniversaire, un mariage ou représenter une gentille attention. Le fleuriste a maintenant ses habitué·es : « Des gens viennent toutes les semaines et je les informe des jours où je rapporte de la marchandises fraîche : cela leur permet de bénéficier de bouquets qui peuvent durer une semaine », explique-t-il.
Le parvis est un lieu de passage : les client·es y sont pressés ou prennent leur temps. Ainsi, « des gens passent parfois 30 à 40 minutes à discuter avec moi de leur vie privée, de ce qu’ils ont fait pendant les vacances, etc. », raconte Waris Shaukat. L’homme apprécie aussi la bonne entente avec les autres kiosquier·ères. « Aujourd’hui même, quand je suis parti livrer des fleurs, le jeune homme d’à côté a surveillé mon kiosque en attendant que je revienne », remercie-t-il. Pour lui, ce marché a un rôle apaisant pour le parvis. Et un vrai parfum de réussite.
Texte : Nicolas Liébault ; photo : Léa Desjours