Les nouveautés de la rentrée

Les nouveautés de la rentrée

Rentrée des classes 2019

Les petit-e-s et les grand-e-s ont retrouvé les bancs de l’école, du collège ou du lycée. À chaque rentrée, son lot de changements dans les conditions d’apprentissage. Concernant les écoles, la Ville a adapté ses équipements aux nouvelles exigences. La labellisation « Cités éducatives » pourrait permettre d’aller encore plus loin dans l’offre éducative.

Avec les différentes réformes pédagogiques et la baisse des moyens financiers, la rentrée scolaire s’annonce lourde de changements et les parents y sont très attentifs. La Ville s’y est adaptée. Comme prévu, les classes de grande section de maternelle vont être dédoublées dans les quartiers les plus défavorisés (REP+). Cette mesure ne sera généralisée qu’en 2020, mais, dès la rentrée prochaine, des expérimentations seront menées. Ce sera le cas à la maternelle Raymond-Poincaré (un enseignant-e en plus) où la mairie a aménagé une salle de classe supplémentaire. En revanche, à la maternelle Paul-Langevin (quatre enseignant-e-s en plus), le manque d’espace impose que deux enseignants fassent cours dans une même salle devant vingt-quatre élèves. La Ville a déjà dû dédoubler tous les CP il y a deux ans puis les CE1 l’année dernière, où le problème du manque de locaux à La Courneuve s’était aussi posé. Localement en revanche, l’ouverture de l’école Ethel-et-Julius-Rosenberg l’an dernier a permis un desserrement au profit des écoles Jules-Vallès et Robespierre. Une annonce a été faite, issue du plan pauvreté, de généraliser dans les écoles situées en REP et REP+ la distribution de petits déjeuners aux enfants des écoles. La Courneuve avait été ciblée comme pouvant bénéficier de cette mesure. Mais, quelques jours après la rentrée, des questions se posent toujours. Quel prestataire pour les servir ? Où les stocker ? Comment ne pas stigmatiser les plus pauvres ? La mairie a décidé d’en discuter au préalable avec la communauté éducative.

Tempête sur les bancs des écoles

Si, en maternelle, la participation aux centres de loisirs est prévue après les cours, un accompagnement éducatif bénéficiait également aux élèves d’élémentaire de 16h30 à 18h. Assuré par des enseignant-e-s, celui-ci était financé par la Ville et l’Éducation nationale. Or, l’État a décidé de supprimer la part de cette dernière. La mairie demande le maintien de cette prise en charge et des discussions se poursuivent, en bonne voie, avec le recteur et le préfet de région. Avec la loi Blanquer, le contenu pédagogique et le contrôle des connaissances subissent à partir de cette rentrée, au lycée, un bouleversement comme les élèves n’en ont pas connu depuis des décennies. Les filières dans les voies générale et technologique disparaissent.

Des partiels au lycée

Le nouveau dispositif offre la possibilité pour les lycéen-ne-s de première de choisir trois « spécialités » dans une liste. Celle-ci pourra évoluer en fonction des établissements... au risque d’aboutir à un bac à plusieurs vitesses suivant les lycées. Ces spécialités intégreront de nouvelles matières, par exemple, au lycée Jacques-Brel, la spécialité « Numérique et science informatique ». L’an prochain, ces mêmes élèves, parvenu-e-s en terminale, auront à choisir entre seulement deux spécialités. Mais, dès cette année, les élèves de première passeront des sortes de partiels, au deuxième puis au troisième trimestre. Les résultats de ces épreuves compteront alors pour 30 % dans la note du baccalauréat. Mais, comme nous l’explique M. Régis Gallerand, proviseur au lycée Jacques-Brel, « la note finale intégrera aussi les résultats du contrôle continu (pour 40 %) dès la première ». L’an prochain, les épreuves du baccalauréat changeront, organisées autour de quatre devoirs sur table et d’un grand oral. Enfin, les études du soir au lycée « seront rationalisées et ciblées sur certains élèves », explique le chef d’établissement, du fait de la perte de moyens financiers. Leur équivalent « devoirs faits » au collège pourrait prendre la même voie. La mairie a organisé le lundi 2 septembre une découverte du territoire de La Courneuve au profit des professeur-e-s des collèges. La même visite sera organisée pour les enseignant-e-s des écoles. Une fin d’été en pente raide pour toute la communauté éducative.

Nicolas Liébault

La Courneuve, labellisée "Cité éducative"

L'Éducation nationale a proposé d'intensifier les prises en charge éducatives des jeunes de 3 à 25 ans dans le cadre du label « Cités éducatives » inspiré de l’initiative de Grigny. La Ville de La Courneuve a décidé d'y inscrire le programme qu'elle a élaboré depuis 2017, le Projet éducatif territorial (PET) 0-25 ans (2018-2022). Elle a donc déposé sa candidature à la labellisation pour un financement par l'État autour de quatre axes :

  • la parentalité
  • la santé
  • la continuité éducative
  • la coordination des acteurs

La Courneuve est l'une des 80 villes labellisées "Cités éducatives".

Carte Villes labellisées Cités éducatives